vendredi 22 avril 2011

Que dire d'un BUZZ ...

Un BUZZ !
Ce terme est né sur Internet, a franchi les barrières de la blogosphère et ce mot est également présent dans le dictionnaire. Il se qualifie pour le Petit Larousse comme une "forme de publicité selon laquelle le consommateur contribue à lancer un produit ou un service via des courriels, des blogs, des forums ou d'autres médias en ligne".
Le BUZZ en question est donc une technique de marketing qui consiste à faire grand bruit autour d'un produit nouveau et serait considéré comme un 'must', c'est-à-dire le 'plus'. Comme le BUZZ de la semaine ou du week-end, aussi c'est LA nouvelle, au niveau des infos, censée représenter une bombe (ou presque) ou du lourd dans les informations de la Presse.
Buzz en anglais signifie bourdonnement. Sifflant mal aux oreilles des partisans de la francisation des termes du Web, ceux-ci ont proposé trois synonymes : la rumeur, le tapage médiatique ou le ramdam.
Quel bourdonnement autour de ce mot !

vendredi 8 avril 2011

A LA SAINT-GLINGLIN

A la saint-glinglin

Attendre la saint-glinglin peut durer longtemps.
Mais quel est donc ce saint si peu orthodoxe ?
L’église connaît des saints mais aussi les seins. Non pas cette rondeur féminine (qu’on appellec le ....), mais les cloches. Le mot tocsin (toque-sein) vient d’ailleurs de là.
Or, longtemps, on ne s’est pas fié aux jours du calendrier mais aux fêtes des saints pour s’organiser. Ainsi payait-on ses dettes à la Saint-Blaise et fêtait-on le jour le plus long de l’année à la Saint-Jean. Quelques mécréants ont eu l’idée, au XIIIe siècle de jouer avec les mots cloche et saint en y ajoutant une onomatopée, telle que ‘glinglin’ pour fixer un jour incertain.
Ce saint fut tellement réussi que l’expression, on l’emploie encore.

dimanche 20 mars 2011

"Chand-d'ail"

"Marchand d'ail, marchand d'ail" criaient autrefois au 18e siècle les marchands bretons. Vite dit, vite fait, cela sonnait "chand-d'ail".
Ils venaient aux Halles à Paris pour vendre leur production d'ail et d'oignons. L'hiver cependant, ces vendeurs frigorifiés enfilaient un gros tricot sans manches sur leur blouse et ce vêtement bien particulier les faisait reconnaître de loin.

Cette expression française "marchand d'ail" ou "chand-d'ail", si vite dite désignait ces gens et était tombée dans le langage commun. L'abréviation "chand" pour marchand, longtemps parcourut le peuple parisien.

Ce détail inspira un fabricant d'Amiens qui, de passage à Paris, cherchait un nom pour lancer son nouveau modèle à col montant. Il n'eut guère à créer un mot, de là, la pièce fut vite montée....

vendredi 11 mars 2011

"DE BUT EN BLANC"

N'en déplaise aux amateurs de foot, l'expression tient plus de la balistique que du ballon rond, même s'il est question de tirer un but court et ajusté.
Cette expression est plutôt issue du vocabulaire de l'artillerie.
Le mot 'but' ou 'butte' désignait à l'origine le monticule sur lequel on plaçait le canon pour tirer. Le blanc étant la cible à atteindre.
Rappelons que selon la distance et la puissance de l'arme, la trajectoire du tir pouvait être plus ou moins tendue. Tirer de but(te) en blanc signifiait tirer en ligne droite, selon la trajectoire la plus directe.
Aujourd'hui, le sens est au figuré, on ne tire plus, ou plutôt, la langue se délie dans une locution adverbiale qui annonce "de but en blanc", qui parle alors sans détour et de manière bien directe. "Plaise ou non à nos interlocuteurs".
Et les convenances alors !

dimanche 27 février 2011

Les Besquis

Les Romains appréciaient une sorte de galette à base de céréales qui ressemblait à un biscuit, mais n'en avait pas encore le nom.
Au Moyen-Age, les 'besquis' faisaient déjà référence à ces petits pains, que ce terme vient lui-même du latin ''panis biscotus'' signifiant 'pain cuit deux fois'.
Mais c'est surtout au XIIe siècle qu'un boulanger distrait ayant oublié qu'il avait déjà cuit sa galette, il l'enfourna à nouveau et lorsqu'il s'en aperçut, il était trop tard. Cependant, le résultat croquant lui plut et il baptisa sa trouvaille "bis-cuit', cuit deux fois.
Jusqu'à nos jours le biscuit reste inchangé, avec l'emploi de la cuisson au four, en remplacement des autres modes de cuisson et depuis les croisades, les épices de l'Orient, ont été découverts et ajoutés, telle la cannelle en premier lieu.
Le biscuit a été longuement utilisé par les marins qui le consommaient à l'époque, parce qu'il restait comestible, plus longtemps que le pain.
Un petit goût de cannelle, tels les voyages ont importé la douceur au palais du biscuit.

dimanche 20 février 2011

"A COR ET A CRI"

Une signification qui veut dire : 'bruyamment, avec beaucoup d’insistance'

Toutefois cette expression tire son origine de la chasse.
Pour avertir les chasseurs et les chiens, on sonnait le cor afin que l’information soit bien transmise.
Cette locution a donc été reprise par 'réclamer et pour attirer l’attention'.
Cependant le "cor" en question fait référence à l'instrument de musique utilisé pour la chasse à courre.
On pourrait s'étonner que l'expression soit au singulier. Peut-être est-ce parce qu'une note musicale spécifique rythmait chaque étape de la chasse : "le lancé'' pour l'ouverture, puis "l'hallali" sonnant pour la fin de la partie et ces informations se transmettaient au son du cor.
Un vrai langage musical dont il nous reste aujourd'hui qu'une petite phrase. "Réclamer à cor et à cri quelque chose". Autrement dit, c'est demander avec force, avec bruit, comme si l'on était ... aux abois.
Cependant, nous ne sommes pas à la chasse à courre...

dimanche 16 janvier 2011

Arobase

D'où vient l'arobase @

L'origine de ce signe est la ligature et la fusion de deux caractères consécutifs que les moines copistes au Moyen Age utilisaient. Le 'a' et le 'd' du 'ad latin' ('à' ou 'vers' en français, 'at' en anglais), on l'appelle aussi 'a en colimaçon'. Le 'a' et le 'd' cursifs finirent par se confondre, le 'd' s'enroulant autour du 'a'.
Mais il y eut aussi confusion avec une unité de mesure espagnole 'l'arroba' dont le nom français est 'arrobe'. Cette mesure espagnole viendrait elle-même de l'arabe "ar-roub" (le quart).
L'@ resurgit en plein monde gothique au XIIe siècle, on le retrouve dans les comptes des marchands florentins, symbolisant une unité de poids ou de mesure. Durant les siècles suivants, il fut employé çà et là dans les écritures commerciales ou religieuses.
C'est aux Etats-Unis que son usage se répandra dès le XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises. L'usage en est resté pour les américains qui lisent toujours @ "at".
Puis, tout naturellement pour un usage comptable ce symbole fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885. Comme le 'at' américain pouvait aussi servir à localiser les choses, il a sans doute été choisi par Ray Tomlinson, l'inventeur du courrier électronique qui redécouvrit ce signe et, en 1972, il indiquait ainsi la localisation des serveurs du courrier électronique

L'histoire de l'adresse électronique était de séparer l'adresse en deux parties, d'un côté, le nom de l'utilisateur et, de l'autre, le nom de l'ordinateur sur lequel se trouve la boîte de réception. Pourquoi le signe @ plutôt qu'un autre? L'@ n'était pas un risque de confusion, en anglais il se prononcait 'at', c'est-à-dire 'chez ou 'à' en français.
C'est ainsi qu'@ devint le premier symbole d'Internet. Ray Tomlinson l'utilisa en envoyant le premier e-mail de l'histoire.